Cyclopedies au Pays du Soleil Levant
à la découverte de la culture Japonaise... en particulier la musique et les flutes en Bambou, ma passion. 3 mois d'automne à vélo avec au programme : volcans, forets, lacs et sources d'eau chaude... tout est possible !

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sur Shikoku

 

 

 

Sur le ferry en route pour Shikoku

 

Shikoku est la plus petite des 4 îles principales du japon.

Le climat et la végétation on commencé a changer : des palmiers, des mandariniers et beaucoup de bambou...

plus rurale, plus loin des sentiers touristiques, couverte de vertes montagnes (comme tout le reste du Japon) et connue pour son pélérinage : le Henro Michi , la voie du Henro.

C'est un parcours qui fait le tour de l'île dans le sens des aiguilles d'une montre, passant par les 88 temples sur les traces de Kobo Daishi le fondateur de la branche Shingon du boudhisme.

 

 

 

Les pélerins de tous horizons arpentent ce sentier vétus de blanc avec le typique chapeau de bambou conique et le baton officiel du henro.

J'ai croisé nombre de ces pelerins sur ma route.

les voir peiner sous le soleil au rythme de 30 bornes par jour ne faisait que me confirmer que je suis un Biker !

 

La route côtière 55 que j'ai longé vers le sud

pas la mythique route 66 certes mais bien chouette quand même !

 

sur ma route, une statue médite face à la mer.

 

 

 

Première escale sur la plage d'Ikumi bien connue des surfers ; j'ai débarqué dans cette ferme bio du réseau WOOF où d'autres voyageurs étaient là.

 

Plage de la côte sur la route d'Ikumi

 

2 bonnes soirées arrosée de bière faite maison par le fermier surfeur (encore un !)

Une journée passée à aider Tomoya, charpentier japonais, à la construction d'une extension en ossature bois.

j'ai été surpris de découvrir que le bois de base pour les constructions au Japon est le cêdre, abondant dans les forêts, qui est beaucoup plus rare et chère chez nous.

ça m'a bien relancé sur l'envie de terminer ma cabane à mon retour.

 

 

Un peu de charpente...

 

Au départ d'Ikumi

 

 

 Puis une belle traversée des montagnes avec ascension au rythme d'un mantra indien sur une route déserte de voitures pour rejoindre l'autre côté de la côte pacifique et la route pour la ville de Kochi où je m'étais fixé 2 missions :

Récolter du bambou et me l'envoyer dans une caisse par bateau

faire quelques concerts et sessions de rue pour m'en rembourser les frais.

 

 

Tout ce que j'aime :

c'est qui le plus fort ?

 

 

Arrivé dans cette ville de Kochi avec le contact d'un Anglais musicien de rue voyageant à vélo installé dans une maison.

j'avais donc une bonne base pour passer une semaine à remplir mes missions.

 

Johnny et sa copine

(oups j'ai oublié son nom...)

 

La récolte du Bambou :

 

Je cherchais du Shino-take, variété de bambou qui pousse en certains endroit mais trop petit pour des flutes; ici, il est assez commun.

Attiré sur une coline boisée non loin de la maison, j'y ai découvert un vieux cimetierre quasi abandonné au milieu d'une forêt de bambou avec 4 ou 5 variétés différentes.

 

 

L'endroit avait tout pour me plaire : havre de paix et nature sauvage en plein centre ville.

Le sentiment de dominer la ville protégé par les bois.

 

tout ce que j'aime :

c'est qui le plus fort ?!

 

J'y ai passé 2 jours plein à explorer à la recherche des bonnes cannes pour mes flutes avec pour seule compagnie les hordes de moustiques qui prélevaient leur part de mon sang contre mon prélèvement de bambou.

 

l'aventure...

 

De retour dans la cour de la maison avec mes 4 bottes de 4m de long, encore un long travail pour les découper, percer les noeuds et préparer la boite

Mais quelle satisfaction après ces deux jours d'efforts de m'envoyer cette boite remplie d'une centaine de futures flutes chargées d'histoires.

 

du bon boulot !

 

Restant une semaine, j'ai eu le temps de proposer ma musique dans différents cafés et restaus.

 

Dans un des restau qui m'a accueilli moi et mes flutes

 

 

La semaine se terminait par une fête de la pleine lune dans le café Hygg, une ancienne batisse des 150 dans le style des maison traditionnelles en bois. Le concert sur une terrasse sous la lumière de la lune... 

une bien belle soirée pour clore mon séjour à Kochi.

 

 

 

Le Café Hygge 

 

 

Je commençais à bien m'y installer, de nouvelles opportunités se présentaient

mais déjà mes mollets réclamaient un peu de route ;

 

l'appel de la ligne blanche.

 

 

 

 

 



Publié à 14:04, le 29/11/2010 dans shikoku, Shikoku
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la suite...

bon je sais que beaucoup attendent la suite.

 

me voici de retour en France depuis peu ;

le temps de reprendre mon rythme, j'ai tout de même envie de finir le récit de ces aventures.

 

Reprenons donc le fil de l'histoire : dernier mois du voyage,

j'entre dans l'île de Shikoku.

 



Publié à 14:01, le 29/11/2010,
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totsukawa tour

 

 

Totsukawa-mura est un village du Kii Hanto de 4000 ames environ qui s'etend sur une incroyable superficie le long de la riviere du meme nom.

 

 

La vallee de Totstukawa depuis un des sommets environnants

 

C'est avec un grand plaisir que je me suis enfonce dans cette vallee avec en poche le contact de Chris, prof d'anglais a la junior high school.

 

 

Avec le publique du concert chez les "Angel Twins" (en rouge)

un chalet hotel a l'atmosphere digne de Twin peaks !

 

Autre concert au restau bio "Cabelo" de Hongu

Quelle inspiration n'est-ce pas ?!

 

Le plongeur fou de la riviere Totsu

 

Je pensais n'y passer qu'une journee ou deux mais c'est en fait presque une semaine que j'ai passe a ailloner les montagnes et hameaux avoisinants y jouant de la flute a droite a gauche pour des autochtones ahuris, participant a un cours d'anglais en tant que specimen Gaijin (etranger) improbable, jouant du Taiko (tambour traditionnel Japonais) a un cours du soir, arpentant la riviere en canoe et me baignant, apres ces journees bien remplies, dans l'incroyable Kawayu Onsen : une source chaude en plein dans le lit d'une riviere...

 

 

Ballade en canoe avec Chris

 

 

Avec "Oto-san" dont j'ai herite du superbe couvre chef des pompiers volontaires de Totsukawa

dans sa scierie (twin peaks je vous dit !)

 

Merci a Chris et aux autres d'avoir pris le temps de m'innicier a la vie secrete de ces montagnes...

 

 

Depart de chez Chris (notez le-dit chapeau)

 

 

J'y ai ressenti un peu la meme atmosphere que dans les valles des Cevennes ou des Alpujaras andalouses ; tout y est plus ou moins cache et tout se sait plus ou moins ;

Le genre d'endroit secret ou rien ne peux rester secret...

 

J'ai repris la route , bien heureux de ce sejour montagnard, (surtout apres tant de temps passe dans l'enfer betonne) en direction de Wakayama, sur la cote, ou m'attendait le ferry pour Shikoku.

Une escale baignade sur la plage ,certes touristique, mais neanmoins superbe de Shirahama : bain dans le Pacifique (etonnament chaud) et onsen sur la plage de sables blancs.

 

 

Bucephale a Shirahama

 

Plage de Shirahama

Pas degeu si on oublie la si classic remblai/building derriere le photographe...

 

 

Le reste de la route cotiere n'etant pas vraiment plaisant (les cotes Japonaises sont bien ammochees par la "civilisation"),

J'ai pedale une centaine de bornes par jours, accompagnes de bon Rock'n'Roll telecharge chez Chris en direction d'une petite plage de surfer (Ikumi) ou j'avais le contact d'une ferme accueillant Woofers et "warmshowers" (un nouveau reseau d'hebergement reserve aux cyclotouristes);

mais ceci est une autre histoire...

 

 



Publié à 08:51, le 23/10/2010 dans kansai, Totsukawa-mura
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Koya san

 

 

Enfin libere de cette immense megalopole (kyoto-Osaka-Kobe) dont je ne peux meme pas apprehender la superficie, j'entrais avec delice dans ces profondes montagnes qui sont la porte d'entree dans le Kii Hanto (peninsule de Kii) qui forme le sud du Kansai.

 

La premier etape n'est pas des moindre : il s'agit de grimper jusqu'au haut plateau du mont Koya abritant un ensemble de nombreux temples; un des hauts lieux du boudhisme japonais.

Une magnifique ascenssion sur une trentaine de bornes, d'environ 900m de denivele pour le plus grand bonheur de mes mollets qui s'engourdissaient sur les plaines que j'ai traverse...!

 

L'effort en valait la peine car l'endroit est ce dont j'avais besoin, un paisible village de montagne perche sur ce plateau entoure de quelques sommets aux denses forets de conniferes.

 

apres cette longue ascenssion, au detour d'un virage,

l'imposante porte principale accueil le pelerin arrivant sur le plateau du Koya-san

 

Certes l'endroit est assez touristique aussi mais netement plus supportable que les precedentes etapes; et meme si j'en arrivait au bord de l'overdose de temples, j'ai apprecie cette escale.

Apres avoir deambule en quete de quelques photos (je m'etonne de cette nouvelle capacite a mitrailler que j'ai acquis) des principaux temples (il y en a vraiment beaucoup dissemines un peu partout dans le village), je me suis poser pour cuisiner un bon repas bien merite apres cette interminable ascenssion. (avec entre autre les quelques chataignes que j'avais ramasse agrementant delicieusement mon riz complet).

 

 quelques photos en vrac des temples principaux

(ceux qui etaient gratuits en tout cas !)

 

 

 

imposante cloche sonnant l'appel a la priere des moines

 

 Sur les4000 et quelques habitants vivant a Koya, presque la moitiee sont des moines Boudhistes; la plupart des temples accueillent les "peleristes" (contraction de pelerins-touristes) payant chere l'exotisme d'une nuit dans le confort spartiate d'un temple et la typique Shoojin Ryori (cuisine vegetarienne des boudhistes.

Des cars entiers de peleristes portant le meme uniforme (les japonais adorent les uniformes) sont accueillis par des moines tout sourire confondus en de nombreuses reverences (les japonais adorent les reverences)

 

 

A moi, point de reverence; eventuellement quelques sourires quand j'arrive a capter un regard...

Pourtant mon quotidien est surement beaucoup plus proche de celui d'un pelerin que tout ceux qui debarquent ici...

J'accepte avec joie (et toujours une pointe de fierete) mon humble penitence !

 

 

Puis a la tombee de la nuit, j'ai trouve refuge derriere le terrain de sport de l'ecole secondaire ou j'ai plante ma tente car il faisait vraiment froid a cette altitude.

Le lendemain, avant de partir, je me suis rendu a l'Oku-no-in (cimetierre) du village repute pour son atmosphere hors du commun.

 

 

 

....

 

 

 

Je n'ai pas ete decu : avec la lumiere du soleil matinal filtrant a travers les branches des cedres centenaires pour litteralement illuminer certaines tombes ou statues sortant miraculeusement de la penombre, l'ambiance y etait effectivement irreelle.

 


 

 

 

 

 

Je me suis donc ballade deux bonnes heures durant, humant avec delectation l'odeur de la foret humide de la rosee matinale, saluant tombes et cedres sans ages couverts de mousses, emmerveille par les jeux de lumieres et d'ombres, mitraillant une fois de plus avec mon lumix flambant neuf (merci pour ce chouette cadeau qui vous fais aussi surement plaisir au regard des photos que nous pouvons partager malgre la distance !)

 

 

 

 

 

On trouve aussi de nombreux monuments flambant neufs

eriges par des grandes compagnies rachetant leur peches de destruction...

(l'une d'elles est celle d'une compagnie d'insecticides anti-termittes

rachetant le genocide dont elle est responsable...)

typique de la spiritualite moderne du Japon

 

 

Puis, ayant mon compte, je reprend la route apprehendant un peu les prochaines montees car mes cuisses se remettaient doucement de la folle grimpette de la veille...

 

 

Une bien etrange statue dans ce cimetierre...

 

 

 



Publié à 09:19, le 7/10/2010 dans kansai, K?yasan
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Nara

 

 

Nara fut l'ancienne capitale du Japon avant d'etre deplacee a Kyoto.

 

C'est evidemment un des hauts lieux du tourisme : de nombreux temples, pagodes des centaines de daims en liberte dans le parc et l,une des plus impressionante statue du Boudha du Japon ;

de quoi ravir des dizaines de cars de touristes qui affluent sans cesse...

 

En fait, on est toujours -de mon point de vue du moins - dans la meme ville car depuis Kyoto (une quarantaine de kilometres plus au nord), on ne quitte pas un seul instant une urbanisation informe ; les seules traces du vivant sont les rizieres dissemines entre les zones industrielles.

C'est donc pas convaincu pour un sous que j'ai debarque dans le parc aux daims ou sont situes la majeure partie des sites d'interet (pour employer le vocabulaire LonelyPlanetiste).

Je n'y suis rester que quelques heures; glanant ces quelques photos.

 

pagode a 5 etages

 

 

 

temple octogonal

 

 

detail du meme temple

 

Puis, me rendant vers le temple abritant ce fameux Boudha, j'ai ete completement refroidi par la masse de touristes encombrant la rue pietonne y menant.

 

Les daims du parc, grassement nourris par les biscuits que leur donnent tous les touristes

 

Je me suis donc installe a l'entree de cette rue pour y jouer de la flute ; partageant avec Boudha quelque offrande des touristes.

Ca a plutot pas mal marche ; j'ai donc rempli ma besace de quelques menues monnaies pour finalement reprendre la route, rouler jusqu'a la tombee de la nuit afin de me rapprocher des montagnes qu'il me tardait de retrouver...

A la faveur de la nuit, je me vis offrir le gite dans un parking desafecte ; cette abris d'un soir convenait parfaitement a l'ambiance "zone-indus" dans laquelle j'ai passe cette journee.

 

 



Publié à 07:55, le 7/10/2010 dans kansai, Nara
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