Sur le ferry en route pour Shikoku
Shikoku est la plus petite des 4 îles principales du japon.
Le climat et la végétation on commencé a changer : des palmiers, des mandariniers et beaucoup de bambou...
plus rurale, plus loin des sentiers touristiques, couverte de vertes montagnes (comme tout le reste du Japon) et connue pour son pélérinage : le Henro Michi , la voie du Henro.
C'est un parcours qui fait le tour de l'île dans le sens des aiguilles d'une montre, passant par les 88 temples sur les traces de Kobo Daishi le fondateur de la branche Shingon du boudhisme.
Les pélerins de tous horizons arpentent ce sentier vétus de blanc avec le typique chapeau de bambou conique et le baton officiel du henro.
J'ai croisé nombre de ces pelerins sur ma route.
les voir peiner sous le soleil au rythme de 30 bornes par jour ne faisait que me confirmer que je suis un Biker !
La route côtière 55 que j'ai longé vers le sud
pas la mythique route 66 certes mais bien chouette quand même !
sur ma route, une statue médite face à la mer.
Première escale sur la plage d'Ikumi bien connue des surfers ; j'ai débarqué dans cette ferme bio du réseau WOOF où d'autres voyageurs étaient là.
Plage de la côte sur la route d'Ikumi
2 bonnes soirées arrosée de bière faite maison par le fermier surfeur (encore un !)
Une journée passée à aider Tomoya, charpentier japonais, à la construction d'une extension en ossature bois.
j'ai été surpris de découvrir que le bois de base pour les constructions au Japon est le cêdre, abondant dans les forêts, qui est beaucoup plus rare et chère chez nous.
ça m'a bien relancé sur l'envie de terminer ma cabane à mon retour.
Un peu de charpente...
Au départ d'Ikumi
Puis une belle traversée des montagnes avec ascension au rythme d'un mantra indien sur une route déserte de voitures pour rejoindre l'autre côté de la côte pacifique et la route pour la ville de Kochi où je m'étais fixé 2 missions :
Récolter du bambou et me l'envoyer dans une caisse par bateau
faire quelques concerts et sessions de rue pour m'en rembourser les frais.
Tout ce que j'aime :
c'est qui le plus fort ?
Arrivé dans cette ville de Kochi avec le contact d'un Anglais musicien de rue voyageant à vélo installé dans une maison.
j'avais donc une bonne base pour passer une semaine à remplir mes missions.
Johnny et sa copine
(oups j'ai oublié son nom...)
La récolte du Bambou :
Je cherchais du Shino-take, variété de bambou qui pousse en certains endroit mais trop petit pour des flutes; ici, il est assez commun.
Attiré sur une coline boisée non loin de la maison, j'y ai découvert un vieux cimetierre quasi abandonné au milieu d'une forêt de bambou avec 4 ou 5 variétés différentes.
L'endroit avait tout pour me plaire : havre de paix et nature sauvage en plein centre ville.
Le sentiment de dominer la ville protégé par les bois.
tout ce que j'aime :
c'est qui le plus fort ?!
J'y ai passé 2 jours plein à explorer à la recherche des bonnes cannes pour mes flutes avec pour seule compagnie les hordes de moustiques qui prélevaient leur part de mon sang contre mon prélèvement de bambou.
l'aventure...
De retour dans la cour de la maison avec mes 4 bottes de 4m de long, encore un long travail pour les découper, percer les noeuds et préparer la boite
Mais quelle satisfaction après ces deux jours d'efforts de m'envoyer cette boite remplie d'une centaine de futures flutes chargées d'histoires.
du bon boulot !
Restant une semaine, j'ai eu le temps de proposer ma musique dans différents cafés et restaus.
Dans un des restau qui m'a accueilli moi et mes flutes
La semaine se terminait par une fête de la pleine lune dans le café Hygg, une ancienne batisse des 150 dans le style des maison traditionnelles en bois. Le concert sur une terrasse sous la lumière de la lune...
une bien belle soirée pour clore mon séjour à Kochi.
Le Café Hygge
Je commençais à bien m'y installer, de nouvelles opportunités se présentaient
mais déjà mes mollets réclamaient un peu de route ;
l'appel de la ligne blanche.
|